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Les actions syndicales et les conséquences éventuelles pour votre entreprise

3 juin 2016

Plusieurs actions syndicales contre les mesures du gouvernement Michel I sont prévues dans les mois prochains. Ces actions peuvent perturber le fonctionnement habituel dans votre entreprise, lorsque des travailleurs participent à ces actions ou lorsqu’ils ne peuvent pas effectuer leur travail ou se rendre au travail (à temps) suite à ces actions syndicales.

Selon les médias, nous nous attendons aux actions suivantes :

  • 31 mai 2016 : manifestation des services publics (front commun) ;
  • du 25 mai 2016 au 17 juin 2016 : actions thématiques ;
  • du 20 juin 2016 au 24 juin 2016 : actions de sensibilisation de la CSC dans les entreprises ;
  • 24 juin 2016 : grève nationale de la FGTB ;
  • 29 septembre 2016 : manifestation interprofessionnelle fédérale (front commun) ;
  • 7 octobre 2016 : grève nationale (front commun).

À ces jours, il est possible que certains travailleurs ne se présentent pas ou arrivent en retard à leur travail, ou bien parce qu’ils participent aux actions syndicales ou sont empêchés par les actions syndicales.

Qu’en est-il de la rémunération des grévistes et des non-grévistes?

  1. Les travailleurs qui participent à une grève ou à une manifestation ne reçoivent pas de salaire de l’employeur. Si les travailleurs concernés sont syndiqués, ils peuvent recevoir une « indemnité de grève » de la part de leur syndicat.
  2. Les travailleurs qui ne participent pas à la manifestation mais qui sont empêchés de travailler, par exemple par une grève dans l’entreprise ou par des piquets de grève postés à l’entrée de l’entreprise ou du zone industriel dans lequel est situé l’entreprise, n’ont pas droit au salaire garanti. Ils peuvent éventuellement prétendre aux allocations de chômage, à condition que le Comité de Gestion de l’ONEM rende un conseil positif à ce sujet. Le Comité de Gestion évaluera si les travailleurs font partis de l’unité en grève ou pas et s’ils ont des intérêts (directs ou indirects) à l’aboutissement des revendications des grévistes.

Les travailleurs qui ne participent pas à la manifestation mais qui arrivent trop tard au travail suite à celle-ci, n’ont droit au salaire journalier garanti qu’à condition qu’il s’agisse d’un ‘évènement imprévu’ sur la route du travail et en dehors de la volonté du travailleur.

  1. Le travailleur qui n’arrive pas au travail ou qui arrive trop tard suite à une grève du transport en commun n’aura droit au salaire que s’il s’agit d’une grève à l’improviste. Vu que la plupart des actions du transport en commun sont annoncées bien à l’avance dans les médias, le droit au salaire garanti sera probablement rejeté.

Pour éviter la perte de salaire, le travailleur peut prendre, en concertation avec son employeur, un jour de congé ou de repos.

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